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Collège Les Quatre Vents
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Le collège les quatre vents à l’Arbresle (Rhône), à 30 km de Lyon. Le site est destiné aux élèves, parents d’élèves, aux enseignants et aux différents personnels du collège.

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Voyage mémoire à Auschwitz- Birkenau 2016
Article mis en ligne le 20 avril 2016
dernière modification le 25 mai 2016

par collégien
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 1. Témoignage de Benjamin Orenstein

Témoignage de Benjamin Orenstein Témoignage de Benjamin Orenstein Témoignage de Benjamin Orenstein Témoignage de Benjamin Orenstein A l'hôtel de Métropole

 2. Visite aux archives départementales

Visite aux archives départementales Visite aux archives départementales Visite aux archives départementales

 3. Départ pour Cracovie

En vol pour Cracovie

 4. Témoignage de Jean Lévy dans le bus (compte-rendu de Valentine)

Témoignage de Jean Lévy

Le jeudi matin lors du trajet en bus pour nous rendre à Auschwitz, nous avons eu l’immense chance de pouvoir entendre le témoignage de Monsieur Levy, Président de l’association des fils et filles de déportés. Celui-ci né en 1933 à Bâles n’avait alors que 6 ans lors du début de la Seconde guerre mondiale en septembre 1939. Il est né en Alsace à Saint Louis.

Au début de la guerre, il a entrepris trois mois de voyage partout dans la France avec toute sa famille pour fuir les Allemands : c’était l’exode. A chaque fois qu’ils entendaient des bruits suspects (des bombardements, passages de voitures…), ils s’allongeaient tous sur le sol et sa grand-mère les protégeait. Ils s’installèrent dans le Jura à Saint Amour avec toute sa famille. Dans ce village il existait une grande solidarité et notamment grâce au maire, les juifs étaient protégés. Une grande résistance était organisée dans ce village et à chaque rafle, un employé de la mairie était présent lorsque les SS relevaient les noms des juifs, et cet employé prévenait toutes les familles concernées avant l’arrivée des Allemands. Cet employé se chargeait de les cacher dans un endroit tenu secret. Cela a permis de sauver un maximum de juifs qui auraient dû être déportés dans des camps. Quand ils vivaient dans la clandestinité, ils dormaient parfois tout habillés pour pouvoir quitter très rapidement par un couloir caché leur habitation.

Lorsque le car dans lequel nous nous trouvions passés près de la Vistule ( rivière de Pologne), il a interrompu son récit afin de nous expliqués que c’est le lieu où l’on jetait les cendres des déportés gazés.
Une fois la guerre finie, il a dû travailler tôt pour subvenir aux besoins de sa famille ; il alternait donc deux mois de travail et deux mois d’étude de droit .

Je lui ai posé une question précise « qu’est-ce qui vous a poussé à devenir et rester Président de l’association des fils et filles de déportés ? » Il a répondu qu’il s’était promis qu’une fois qu’il aurait eu une vie stable, et après avoir travaillé 42 ans chez Paladium, qu’il donnerait alors de son temps pour la mémoire des juifs et des résistants.

À travers son témoignage, il veut faire passer un message de solidarité. Il faut toujours accepter de tendre la main à ceux qui ont besoin d’aide, même si on peut au passage perdre aussi quelque chose pour soi. Même si cela est risqué pour soi, cela a permis de sauver des personnes.
Il m’a fait promettre de défendre les valeurs de la République, car tous les pays n’ont pas la chance de vivre dans une démocratie avec des libertés et des droits fondamentaux.

Une jeune fille a demandé ce qu’il fallait faire si cela se reproduisait par malheur, et il a répondu de se battre pour défendre les libertés fondamentales, et de toujours résister.

 5. Auschwitz : témoignage de Rosalie

Auschwitz est un camp de concentration nazi situé en Pologne.

Il a été construit en février 1940 par des SS.

Il est destiné aux Polonais. C’est seulement le 6 juin 1941 que débarquent des Tchèques. Auschwitz est constitué de 28 blocs : un bloc est un endroit où 700 à 1000 déportés vivaient dedans.

Le voyage jusqu’au camp

Les SS allaient chercher des personnes à leur domicile (le plus souvent des Juifs) pour les emmener dans les trains, habituellement utilisés pour la nourriture et les animaux.

Les personnes étaient entassées dans des wagons à bestiaux sans eau ni nourriture et avec peu d’air.

Les prisonniers se précipitaient vers les sources d’air pour ne pas mourir étouffer

Le voyage durait plusieurs jours.

Il y avait également des maladies qui entraînaient des infections.

A l’arrivée, les passagers sortaient des trains et on les séparait en deux groupes : d’un côté, les femmes, enfants, handicapés, vieillards et de l’autre côté, des hommes aptes à travailler.

Le premier groupe allait directement dans des chambres à gaz.

Bien évidemment ils ne le savaient pas …

Plus de 85 à 90 % allaient dans les chambres à gaz. A Auschwitz 1 il y avait 5 chambres à gaz. Les chambres à gaz sont des endroits construits par les Nazis pour exterminer le maximum de personnes en un minimum de temps.

Une fois les portes fermées, un officier SS versait les cristaux de zyklon B (c’est un gaz) par une ouverture sur le toit. Le gaz retombait dans la pièce. Les personnes mourraient étouffées.

A Auschwitz 1, il était nécessaire d’attendre plusieurs heures avant de faire venir les Sonderkommando, pour que les gaz se soient suffisamment évaporés. Sinon, il fallait équiper les Sonderkommando de masques anti-gaz.

Les Sonderkommando sont des prisonniers qui étaient chargés de sortir les corps des chambres à gaz.

La vie dans les camps

La vie dans le camp était misérable.

Les prisonniers se levaient aux alentours de 4h30 du matin. Les travaux étaient presque impossible à réaliser. La nourriture et l’eau étaient rationnées.

Le complexe d'Auschwitz Birkenau Auschwitz Auschwitz L'entrée d'Auschwitz Les blocs d'Auschwitz Les blocs d'Auschwitz Chaussures retrouvées Le bloc des Français La chambre à gaz d'Les blocs d'Auschwitz

 6. Birkenau (compte-rendu de Marie)

Birkenau est un espace très grand. Quand on arrive, on reconnait l’entrée où passaient les trains. C’est à cause de cette entrée qu’on reconnait Birkenau (Images de films, de livres d’histoire…)
Quand je suis entrée, j’ai vu une grande voie ferrée, sur cette voie il y avait une reconstitution d’un wagon de l’époque.
La guide qui était avec mon groupe nous a expliqué qu’il pouvait y avoir plus de 200 personnes dans ce tout petit espace.
Les personnes qui étaient dedans n’avaient ni à manger, ni à boire. Pas d’endroits propres où faire leurs besoins, les déportés pouvaient mourir pendant le voyage jusque Birkenau ; et même si ils ne mourraient pas pendant le voyage, le calvaire continuait après pour eux.
La guide nous a expliqué que les déportés qui allaient à Auschwitz avaient « plus de chance » car les bâtiments étaient en « dur » (pierres, briques etc) Tandis qu’à Birkenau, les bâtiments étaient en bois donc les déportés étaient moins protégés du froid. En plus à Birkenau le bâtiment que j’ai visité avait des ouvertures non close et ce bâtiment était destiné à des chevaux normalement.
J’ai aussi visité le bâtiment des « toilettes » mais on ne peut pas appeler ça des toilettes mais plutôt des latrines car ce qui faisait office de « toilettes » était un long rectangle en pierre avec des trous circulaires et une fosse en dessous. Les allemands ne voulaient pas s’occuper de nettoyer ce bâtiment. Ils chargeaient donc des déportés de le faire. C’était le moins « dur » des métiers à faire dans le camp, ceux qui se chargeaient de faire ce métier étaient souvent moins persécutés car leur odeur était tellement forte que personne ne voulait s’en approcher.
J’ai visité une chambre à gaz, mais il y avait d’autres chambres à gaz qui ont été détruites à la dynamite par les Allemands à la fin de la guerre. C’est là que le mot « génocide » prend tout son sens : la volonté de ne laisser aucune trace.
J’ai aussi visité l’endroit où les Allemands fouillaient les déportés, prenaient leurs vêtements et tous leurs autres objets personnels.
A l’arrivée les déportés avaient le droit à une douche souvent froide d’une minute environ. C’était la seule douche qu’ils prenaient pendant toute la durée de leur séjour à Birkenau.
Les Allemands qui prenaient les vêtements les lavaient et les désinfectaient.
Les objets et les vêtements étaient ensuite stockés puis envoyé en Allemagne.
A la fin de la visite, tous les collégiens et l’ensemble des accompagnateurs sont allés au monument pour les déportés et ont récité des poèmes et textes qui avaient été préparés à l’avance … C’était très émouvant.


Témoignage de Claire

Birkenau est un endroit terrible. Tant de gens y sont morts, Juifs, Tziganes, mais surtout innocents. Ils n’avaient rien fait de mal, on les a tués juste parce qu’ils pratiquaient une autre religion ou qu’ils vivaient différemment. Et même 70 ans après cette tuerie, Birkenau est toujours considéré comme ce lieu de mort.
On accède à Birkenau par un portail en fer, dans un bâtiment de brique rouge. Un frisson nous parcourt quand on le franchit. Combien de gens, à cette sombre époque, sont passés par là ? Ils pensaient venir ici pour survivre... Certains savaient-­ils toutefois que cet endroit serait leur tombe ?

À l’intérieur de Birkenau, des baraquements. Des bâtiments de bois, alignés à perte de vue. Sur d’innombrables poteaux de ciment, des barbelés entourent l’endroit, leur fer rouillé par le temps écoulé. C’est grand, vide et sinistre.

Dans les baraquements, rien ne semble avoir changé. Les lits superposés où s’entassaient les juifs, les toilettes... Comment pouvait-­on aller aux toilettes ici ? Il n’y a qu’un alignement de gros trous ronds percés dans une espèce de long muret. Pas d’intimité, pas d’hygiène.

Désormais, on ne voit plus les chambres à gaz. Les nazis les ont détruites à la fin de la guerre pour effacer toute trace de leurs actes. Cependant, on sait qu’elles ont été là, objets de tuerie massive, et cela suffit à faire éveiller en nous une profonde tristesse.

Le but des nazis était de faire disparaître les Juifs et les Tziganes, et de les faire oublier. Mais cela a échoué. Les deux communautés, bien que très réduites, ont survécu, et la plupart des gens savent ce qui s’est passé. Et c’est pour cela qu’il faut s’en souvenir, pour cela qu’il faut le raconter aux générations à venir. Pour que jamais cela ne se reproduise.

Poème inspiré du poème d’un des collèges venus au voyage-­mémoire :

B comme boucherie, une boucherie sanglante et inutile.

B comme baraquements, les baraquements de l’horreur et de la mort.

B comme barbelés, les barbelés qui ont enfermé les innocents à leur triste sort.

B comme barbarie, une barbarie qui a causé la mort de 1,2 million de personnes.

B comme Birkenau.

L'entrée de Birkenau Le plan de Birkenau La Judenramp Un wagon Sur la Judenramp Les toilettes Un bloc Un crématoire détruit Cérémonie du souvenir

Mon ressenti sur cette visite :

C’est très difficile d’être dans un endroit comme Birkenau et de s’imaginer toutes les choses qui s’y sont passés. J’ai vraiment du mal à croire que cela ait pu arriver. Je n’étais pas triste, j’avais de la compassion pour tous ces gens innocents qui avaient soufferts et étaient morts pour la plupart. J’aurais aimé pouvoir aider des personnes qui avaient perdu un proche dans ce lieu, mais à mon grand regret c’est impossible car les faits sont trop vieux, cela me peinait. Pourtant aujourd’hui, je suis heureuse de pouvoir témoigner à mon tour de la véracité de ces faits que l’on ne doit absolument jamais oublier et je m’engage à partager tout ce que j’ai pu voir ou entendre sur ce lieu mémorable, à des personnes de mon entourage.


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« La vie est moins triste avec des gens mal coiffés » M. Pavon, professeur émérite, Collège des 4 Vents
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