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Rémi écoutant la mer, Edouard Boubat, 1995
Article mis en ligne le 13 mai 2016
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Voici l’analyse de l’oeuvre Rémi écoutant la mer d’Edouard Boubat :

Cette photographie a été prise par Edouard Boubat en 1995, c’est l’un des cinq représentants de la
photographie humaniste. Il s’agit d’un courant du XXe siècle, qui s’est développé essentiellement en
France, entre 1930 et la fin des années 1960. Les photographes de ce courant sont souvent reporters
ou illustrateurs, et insistent sur la représentation de l’être humain à travers ses activités quotidiennes.
C’est le sujet principal des photos qui sont souvent en noir et blanc et qui cherchent à capter les
différents visages de l’humanité dans ses activités (travail, loisirs, etc.) représentées souvent de
manière touchante ou poétique. Les photographes recherchent une expression naturelle, comme
prise sur le vif. On peut citer, en plus d’Édouard Boubat, les photographes français Robert Doisneau,
Willy Ronis, Henri Cartier-Bresson.
Pourquoi peut-on dire que cette photographie appartient à ce courant ?

I. Un souvenir d’enfance
1) Le titre
Le titre dit « Rémi écoutant la mer » : sur la photographie, on voit un petit garçon tenant dans ses
mains un coquillage qu’il a collé contre son oreille droite. On comprend donc que Rémi est le
prénom du petit garçon, et qu’il écoute le bruit qu’on entend dans les coquillages et qui fait penser
au bruit de la mer. L’expression « écouter la mer » est courante pour désigner ce phénomène, et c’est
le coquillage qui est ici l’image ou le symbole de la mer.
2) Le souvenir universel
La photographie représente un enfant se livrant à une activité habituelle des enfants au bord de la
mer ou en présence d’un coquillage : tout le monde ou presque a pu faire cette expérience, et la
photographie rattache donc le spectateur à sa propre enfance en lui rappelant ce type de souvenir. Il
est important de souligner que c’est l’adulte qui se souvient d’un moment de son enfance en
regardant cette photographie. Rémi pourra aussi être concerné par ce souvenir lorsqu’il sera plus âgé
qu’au moment de la photo.

II. Les impressions qui se dégagent de l’oeuvre
1) harmonie
lumière importante et homogène mettant en valeur l’enfant et le coquillage l’un contre l’autre,
cadrage droit et centré sur l’enfant et le coquillage, position ordonnée et nette des éléments)
2) intimité
plan centré sur le visage de l’enfant, paupières fermées qui montrent sa confiance ou peut-être le fait
qu’il est en train de rêver, impression de proximité avec lui.
L’effet de proximité qu’on peut ressentir par rapport à l’enfant vient surtout du cadrage, qui centre
l’image sur le visage et le haut du corps de l’enfant, et qui nous fait voir un plan rapproché, vu de
face : c’est comme si le spectateur était face à face avec l’enfant, proche de lui. Pour cela le
photographe a dû placer son appareil à la hauteur du visage de l’enfant, et très près de celui-ci.
3) calme /tranquillité
posture de l’enfant les yeux fermés, concentré sur l’écoute, cadrage droit, lumière égale
4) douceur/bonheur
lumière franche qui éclaire le visage de l’enfant, traits détendus et heureux du visage, impression de
velouté de la photographie. L’impression générale est très positive.

Conclusion : Il s’agit d’une photographie d’art. Le portrait n’est pas qu’une simple photographie de
famille : le cadrage, les effets de lumière, la disposition de Rémi et du coquillage sont travaillés
pour transformer la photo en objet d’art ; le petit garçon a pu poser pour son grand-père ;
l’expression du petit garçon donne un effet naturel mais le sujet de la photographie n’a pas été choisi
au hasard : elle a été gardée et sélectionnée par Édouard Boubat à cause de toutes ces qualités.


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